Max Roach

Comment faire quand on a la tête en bouillie ? Quelle musique écouter lorsqu’après quelques semaines de boulot intense, la cervelle est vide ? Que faire lorsqu’on n’en peut plus d’entendre des inepties à la télé et à la radio ? Comment refuser la surenchère du métro, boulot, dodo ? Une double réponse : on lit le dernier Bret Easton Ellis et on écoute Max Roach.

Je reviendrai un de ces quatre sur le premier, mais en attendant place à un des plus fins batteurs de la génération Be-bop. Sa biographie est impressionnante, en voici quelques dates clés :

– 1945, il entre dans le groupe de Charlie Parker,
– Il enregistre Birth of Cool avec Miles Davies
– 1953, il fonde avec Charles Mingus, Debut Records sur lequel on retrouvera leur concert légendaire avec Parker et Bud Powell.
– 1954, il fonde son quintette avec Clifford Brown, trompettiste, Harold Land, saxophone ténor, Richie Powell, piano et George Morrow, contrebasse. Sonny Rollins remplacer Harold Land. La mort de Brown et de Powell met fin au groupe.
– 1958, Max Roach s’engage activement dans la défense des droits civiques, ce qui aboutira deux ans plus atard au superbe manifeste We Insist ! Freedom Now Suite.
– Il enregistre en 1962 avec Mingus et Duke Ellington, Money Jungle.

etc., etc.

Il fut surtout le premier musicien à introduire en jazz les mesures asymétriques et à considérer la batterie comme un instrument à part entière, comme en témoigne Drums unlimited, composé essentiellement de solos de batterie, avec ses thématiques et variations.

Une musique énergique et revendicatrice. Tout ce que j’ai besoin en ce moment.