Un air de Nouvelle-Zélande

La première fois que j’eus un disque entre les mains de Rosy Parlane, la première chose que je remarquai fut cette couverture avec ce filtre couleur hiver bleu. J’entendais déjà le chant de la glace sans avoir écouté le disque.

Jamais on imaginerait que ce disque fut enregistré dans un environnement verdoyant et chaud. Mais qu’importe au fond, ce qui est à retenir avec Iris est que le compositeur et musicien Rosy Parlane est avant tout un voyageur de sons… que ce soit avec son trio avant-gardiste Thela ou en solo. Trois morceaux intitulés simplement Part I, Part II et Part III… comme si le musicien faisait abstraction d’une sémantique afin de mieux nous préparer à une épure du son.

Part I naît du silence le plus absolu et enfle petit à petit, prend possession de l’espace avec comme fil rouge cet orgue si distant et si proche : le blizzard approche pu bien est-ce un torrent de glace qui s’abat ? Reste que le cristal est musique ou se fait musique.

Ainsi va le monde du silence, cette nature indomptée et indomptable. Mais Rosy Parlane signe une oeuvre où son espace proche est maîtrisé, il y construit une ambiance cristaline, définitivement sereine.

Written by Dominique Karadjian

1 Comment

etnobofin

Hehe, ainsi commence notre conquête de la planète! Moi j’ai entendu la musique de Rosy Parlane en live pendant le Alleluya Noise Festival à Auckland il y a quelques mois. Quelle surprise d’en entendre parler sur un blog francais 😉

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