Lustmord

Lustmord – Beckoning
Lustmord – The Cell

LustmordGénéralement, je mets entre le gothique et moi, une distance auditive importante tant je trouve que ce mouvement tourne en rond et n’avance guère. C’est sans compter sur ma camarade de jeu, qui en bonne addict de musique, me glisse de temps à autre quelques cédés sous la table basse, en me disant : “tu écouteras ça lorsque tu auras le temps”… Voilà donc. Dans cette pile de CD donc se trouvait trois disques de Lustmord : Carbon Core (son dernier opus) et deux nettement plus anciens, Paradise disowned et Zoetrope. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans cette ambiance électro-industrielle-darko-dépressive mais le mélange avec des chants traditionnels (indiens) a eu raison de ma réticence première.

Après une courte enquête sur le sieur, force est de constater qu’à l’instar d’un Bryan Jones de MuslimGauze, le gaillard a une production pléthorique, multipliant à droite et à gauche les collaborations. Et l’une d’entre elles m’aura titillé la mémoire puis l’oreille, le Pigs of the roman empire des Melvins, album que j’ai écouté deux ou trois fois, sans que je saute au plafond d’extase (pas le meilleur des Melvins, mais pas le pire non plus). En fait de collaboration, il s’agissait d’une véritable co-signature.

Les spécialistes disent que Lustmord a réinventé le Dark Ambient, je n’ai aucune raison de remettre en doute leur avis. Il paraît évident que Lustmord crée la petite musique de nos cauchemars, celle qui insidieusement nous engluerait dedans, rendant le réveil impossible. Je pense aussi à ces films à l’ambiance lourde, poisseuse… ces films qui vous mettent mal à l’aise, même longtemps après. Lustmord aurait très bien pu écrire la musique de “La secte sans nom”, par exemple.

Written by Dominique Karadjian

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