A momentary lapse of reason : where’s my barcode ?

Je suis dans ma période vieux con. Je réécoute mes vieux disques, ceux que l’on a tendance à oublier au fond de la discothèque parce que trop écouter, parce que pas assez écouter, parce que… parce que…
Mais hier en me replongeant dans l’univers de Leftfield, j’ai repensé à un autre groupe, canadien celui-là, Front Line Assembly et à leur album longtemps introuvable dans les bacs Hard Wired, véritable hymne électro-indus qui pareillement à leurs cousins anglais n’a pas pris une ride en dix ans. Véritable gageure s’il en est, surtout lorsqu’on réécoute certaines productions d’une certaine scène belge.
Hard Wired est une suite ininterrompue de morceaux énergiques et violents, un disque posant les bases d’un malaise urbain de plus en plus évident. Le futur ici dessiné était tangible, on commençait à le toucher du doigt. C’est un alliage étonnant de guitares saturées, d’excavations rythmiques, de pulsations irrégulières comme si les deux musiciens avaient pris directement le pouls d’une cité en pleine mutation… Ce disque marque la rencontre assez improbable d’un dance floor survitaminé et du rêve industriel sous son aspect le plus revêche. Le morceau Barcode est ainsi avec son fondu en entrée une ode composite d’où s’écoule un long courant électrique très métallique, méchamment insidieux… En un mot essentiel pour tout activiste urbain.

Written by Dominique Karadjian

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