Un gallois en conquête

Dans les dé�couvertes récentes, je me suis penché sur un jeune gallois r�pondant au nom de Gruff Rhys. Sa particularité est de chanter dans sa langue d’origine, non pas l’anglais mais le gaélique. On n’était guère habitué à trouver chez les Super Furry Animal de s’affranchir d’un son académique qui n’éveillait qu’un intérêt poli jusqu’ici. Aussi lorsque son leader s’octroie une escapade en solitaire, on y a accordé la même moue désintéressée. Mais voilà c’est sans compter sur le destin qui nous a mis la galette entre les mains et ma foi ce Yr Atal Genhedlaeth sonne curieusement à leur première écoute : 11 morceaux, 29 min d’une folk au psyché psychédélique, autant de vignettes surréalistes mêlant une certaine tradition musicale à l’air de notre temps. La chanson la plus longue clôt l’album et comme le dit Gruff Rhys, il s’agit d’un exercice pour le débarasser d’une chanson qui l’aurait traumatisé alors qu’il é�tait jeune, une sorte d’ode carpenterienne bien mielleuse. Mais en l’occurence la partie la plus intéressante est certainement la suite Pwdin Wy I et II, (qui signifie Egg Pudding) qui parle d’un amour éblouissant au début et partant en sucette à la fin, la musique suivant l’humeur du narrateur.

Written by Dominique Karadjian

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