Un, deux, trois…. Silence !

Le seul problème, et de taille, quand on s’attaque à des labels inconnus, c’est de tomber sur des oeuvres insipides ou assez prises de chou car souvent inaccessibles au commun des mortels. Il est donc difficile de parler d’eux, sans dire du mal et sans passer pour l’affreux de service, le sourd dingue ou encore l’inculte.

Jusqu’à présent les productions de Surfaces Netlabel se rangeaient au rayon des créations anecdotiques, puis vint deux, trois petites choses qui font que désormais je suivrai ce label avec
un autre regard et en l’occurence ici une autre oreille.

Sur la carte de visite de Farid Aliyev, on note que ce guitariste azziri vit désormais en Lituanie. Il considère sa guitare comme la pièce manquante d’un grand tout, le chaînon manquant d’un espace infini. Derrière ces considérations quelques peu métaphysiques se cache en fait une musique du silence et de l’espace rarement égalée. J’aime quand un morceau respire et permet de respirer avec lui; le vent n’est pas ici capricieux, un élé�ment indomptable mais partie prenante d’un paysage ou plutôt d’un espace vivant. Notez que la guitare est ici l’élément, pas le contrepoint et encore moins le point physique central. On écoute ce morceau et mille sons différents sont d’emblée possibles. Farid Aliyev joue avec notre imagination et nous propose une redécouverte de notre espace.

L’album de Farid Aliyev From One to Zero est gratuit et téléchargeable en entier sur la page de l’artiste.

Written by Dominique Karadjian

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