Aller siffler sur la colline

Les éditions Cypher Press mettent à la disposition de temps à autres à ses lecteurs certains vieux ouvrages en ligne. Si la langue de Shakespeare ne vous rebutte pas, allez donc butiner du côté de l’oeuvre d’Aubrey Beardsley, qui fut illustrateur . Il illustra les oeuvres d’Oscar Wilde, dont Salomé ou encore le journal londonien avant-gardiste de l’époque, The Yellow Book. Ce que l’on ignore est que Beardsley était aussi écrivain et il semblerait que sa prose à la fois élégante, idiosyncratique et érotique soit réellement à la hauteur de ses dessins.

Ces quelques extraits montrent le talent de l’écrivain qu’il fut :

His hand, slim and gracious as La Marquise du Deffand’s in the drawing by Carmontelle, played nervously about the gold hair that fell upon his shoulders like a finely-curled peruke, and from point to point of a precise toilet the fingers wandered, quelling the little mutinies of cravat and ruffle.

ou encore :

It is always delightful to wake up in a new bedroom. The fresh wall-paper, the strange pictures, the positions of doors and windows-imperfectly grasped the night before-are revealed with all the charm of surprise when we open our eyes the next morning.

Et un petit dernier :

Priapusa’s voice was full of salacious unction ; she had terrible little gestures with the hands, strange movements with the shoulders, a short respiration that made surprising wrinkles in her bodice, a corrupt skin, large horny eyes, a parrot’s nose, a small loose mouth, great flaccid cheeks, and chin after chin.

Vous pouvez zyeuter l’oeuvre de Beardsley ici ou.

Written by Dominique Karadjian

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