
Découvert grâce à Francis Mizio, je me suis laissée tenter par ce jeune pianiste italien au jeu malicieux et inspiré. A l’écoute d’Avanti, on devine en effet tout le lyrisme, la fougue et la sponténaïté dont est capable ce jeune prodige. En puisant dans le répertoire des chants révolutionnaires afin de composer des pièces uniques, Mirabassi invoque les démons du passé, la nostalgie des utopies perdues. Prenez notre Ah ! �a ira, enlevez-lui son ton hargneux, son impré�cation, sa rythmique quasi-militaire et vous découvrirez un morceau léger certes mais un chant du cygne, un souffle qui s’épuise dans le fracas du silence historique. Une mélancolie douce s’installe alors et on effeuille ce disque au gré� des notes du piano. Avec Giovanni Mirabassi, la révolution devient alors un acte d’amour.




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