
De ces dissidents de Kraftwerk, on ne sait finalement que peu de choses. Et ce n’est pas la ré�habilitation de Tarantino sur la BO de Kill Bill Vol 1. qui a fait émerger une quelconque ruée vers les disques de ce groupe, pourtant majeur des années 70. Trois petits disques et puis s’en va.
Mais ces bidouilleurs de g�nie ont appliqué les recettes de la musique concr�te (Steve Reich, John Adams, etc.) à la musique électronique : ralentissement, découpage, répètition, remontage. Le but avoué du groupe étant de pouvoir reproduire le son de leurs albums sur scène, chose qu’ils ne pourront jamais faire avec les techniques de l’époque.
Lorsque NEU!75 sort donc, le duo veut avant toute chose se débarrasser du contrat qui le lie à Brain Records. Mais si l’abum est représentatif du style du groupe avec sa rythmique métronomique, les deux univers de Klaus Dinger et Michael Rother s’y affrontent. Michael Rother aborde ses morceaux d’une oreille contemplative tandis que le son de Klaus Dinger est nettement plus dur, plus rock, voire punk avant l’heure, comme en témoignent les deux morceaux phares, le magnifique et calme Leb’Wohl et le surprenant Hero.




c’est bien que tu parles de NEU! , un groupe plus influent que connu.
Par contre quand tu cites John Adams dans leurs influences, ca ne colle pas trop au niveau de la chronologie. John Adams n’etait pas tres connu avant Nixon In China. Par contre Steve Reich, et surtout Terry Riley sont plus plausibles comme influences du groupe.
Dans le meme esprit , je suis fan du groupe Silver Apples , qui a sorti 2 LPs geniaux dans les annees 70.