We live in a Google World

Lorsque Microsoft lança MSN avec la ferme intention de concurrencer Internet en créant son propre réseau, tout le monde craignait que le Géant ne brise le rêve d’un réseau libre et non commercial.
Microsoft, de par sa nature, a toujours forcé les solutions alternatives à voir le jour, rares sont ceux qui trouvent grâce à ses produits. Cette hostilité empêche donc la firme de Redmond de vampiriser le Net en stimulant, malgré elle, la créativité des informaticiens.

Mais aujourd’hui, la menace s’est déplacé sur un autre axe, il a pour nom Google. Non content d’avoir pratiquement tué les moteurs de recherche (quoiqu’il semblerait que la riposte s’organise), d’avoir ridiculisé Yahoo ou Hotmail avec son système d’email Gmail, de mettre la planète sous surveillance avec Google Maps (pour l’instant seuls les Etats-Unis ont le privilège d’être vus du ciel), de révolutionner la publicité sur le Net, la star du Net lance quasi-simultanément deux programmes qui mine de rien vont s’imposer comme des références, très rapidement.

Print Google : c’est certainement le service de Google le plus attendu de ces derniers mois, à savoir proposer aux Internautes un nombre d’ouvrages numérisés lisibles via votre navigateur. Si vous désirez donc lire quelques ouvrages publiés de l’autre côté de l’Atlantique, vous y trouverez sûrement votre bonheur. Et pour l’avoir essayé sur quelques titres d’ouvrage, le résultat est plus que prometteur.

Google Video Upload Program : nettement plus discret que le précédent, ce dernier programme n’est encore qu’en phase de bêta-test (il faut savoir généralement que les béta-tests chez Google sont quasiment inexistantes, tant le produit présenté est déjà fiable, à l’inverse de Microsoft). Il autorise l’hébergement et l’archivage de vidéos sans limite dans le temps et surtout sans limite de poids (sic !) et ce gratuitement ! Mieux encore, pour les vidéobloggers, il donne la possibilité de faire payer ou non le visionnage des vidéos. Google se rénumérera à hauteur de 30% du prix du CA généré.

La révolution qu’apporte ce programme gratuit est qu’il va permettre à des artistes indépendants de pouvoir montrer leurs oeuvres cinématographiques en toute indépendance et quiétude.

Et un bonheur n’arrivant jamais seul, la vidéo ainsi référencée via ce nouveau système se trouve automatiquement indexée dans le moteur de recherche créé pour l’occasion.

Les seules restrictions qu’imposent Google aux utilisateurs de son système est d’être propriétaire des oeuvres en question (exit donc les films piratés) et il est formellement interdit de l’utiliser à des fins pornographiques (gageons que tout contenu à caractère illicite rejoindra bientôt la liste des interdits).

Aujourd’hui donc, on peut légitimement se poser la question sur la longue et lente vampirisation du Net par Google. En proposant des services simples, faciles d’accès, rapides et emplis de bon sens, la firme californienne réussit là où Microsoft a échoué : être respectueux de l’esprit communautaire qui prévaut sur le Net depuis ses débuts tout en affichant clairement sa puissance. Toute le monde vote Google ! Oui mais… les alternatives sont toujours intéressantes aussi, mais elle n’existe pas dans le monde de Google.

Written by Dominique Karadjian

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