Butterfly Song for Tim Hardin

Rendons hommage à la scène folk américaine. Si la Grande-Bretagne nous sert avec une aisance déconcertante ses plats de résistance pour une mise en bouche, le dessert, cette douceur finale, nous vient souvent des Etats-Unis.
De ces songwriters lumineux et souvent géniaux, nous retenons souvent les noms de Dylan et de Buckley, et de ce côté-ci de l’Atlantique Nick Drake et Donovan, mais rarement les Phil Ochs, les Tom Rush, les Randy Newman et les Tim Hardin. De 65 à 80, l’Amérique profonde s’est trouvé des voix d’exception qui ont érigé la folk et le songwriting au rang d’art. Aujourd’hui ces artistes ne seraient m�me pas signés dans les maisons de disque, car ils remettent trop en question leurs musiques, passe trop de temps à peaufiner leurs textes.
Une telle ingéniosité, un tel travail d’artisanat sur la musique ne seraient nullement r�compens�s aujourd’hui : tout est absolument bouleversant, des arrangements jusqu’au chant. Et Tim Hardin ne fut pas en reste.
Phil Ochs cria un jour sur son magnifique album Pleasure of the arbor : « la beaut� est la seule contestation », ce que paracheva � merveille Hardin.
Ce doux rêveur repoussa avec un certain panache les limites du songwriting et des arrangements légers. De son jeu de guitare proche souvent de la rupture, on retiendra
avant tout une voix profondément mélancolique, le vibrato au fond de la gorge. De cet artiste méconnu, on retiendra ses deux gros succès If I were a Carpenter ou encore Reason to believe, que reprendra Rod Stewart plus tard en la massacrant.
De Tim Hardin, ou oublia certainement qu’il fut un des artistes de Woodstock. De Tim Hardin on oubliera qu’il fut certainement l’interprète le plus talentueux du House of the rising sun.

Album conseill� : Tim Hardin Hang on to a Dream The Verve Recordings

Written by Dominique Karadjian

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